Jean Louis Gauzy

Livres Anciens et de Collection


Annotationes Gulielmi Budaei Parifiesis, secretarii Regii, in quatuor & viginti Pandectarum libros, ad io annem Deganaium Cancellarium Franciae. Postremum auctae, & recognitae.

Budaei, Gulilmi.

Paris Roberti Stephanus 1535, 2 tomes en un volume in-folio, (2)-380 pp-(1 page blanche)-(9 ff. d'index)+(2)142 pages-1 pp. non chiffrée)-5 pages d'index).Demi basane marbrée fauve du XIXe, dos orné, tranches rouges. Exemplaire réglé avec des annotations manuscrites anciennes sur la page de titre et sur les marges. Petites mouillures claires mais bon état intérieur, plats, coupes et coins frottés.(CXVIII)-(2000 gr.).

Luigi-Alberto Sanchi, séminaire « Humanisme juridique » du 16 mars 2018. Les Annotations aux Pandectes (1508) de Guillaume Budé. <br>Introduction<br>Si l’on voulait expliciter l’expression « Humanisme juridique », il conviendrait de cerner deux aspects principaux : il s’agit d’abord d’une approche humaniste dans l’étude des sources juridiques, certes, mais aussi, inversement, on considère la contribution des juristes à l’Humanisme, c’est-à-dire l’apport du droit, de la forma mentis juridique, à l’univers intellectuel propre à l’Humanisme. Dans ses Annotations aux Pandectes, Guillaume Budé illustre à la perfection ces deux approches réciproques et complémentaires. On est en plein dans la philologie humaniste appliquée aux textes juridiques romains impériaux. Mais Budé<br>convoque dans son ouvrage un grand nombre d’auteurs antiques et médiévaux, ressortissant aux genres les plus divers, et fait ainsi preuve d’une curiosité et d’une compétence encyclopédiques. Il ne faut pas perdre de vue que le lectorat visé est plus large que les seuls juristes. Pour donner un seul exemple : Érasme, dans son édition du Nouveau Testament suivie de ses importantes Annotations (l’ensemble paraît en 1516), met en scène sa découverte de l’ouvrage de Budé, que lui avait recommandé son ami humaniste de Sélestat, Beatus Rhenanus (voir la première édition du Nouveau Testament d’Érasme, t. II, p. 316), parce qu’on y trouve des remarques critiques sur la traduction Vulgate du Nouveau Testament fondées sur son texte grec et assorties de réflexions iconoclastes contestant la paternité de saint Jérôme et des remarques sur les Annotations au Nouveau Testament de Laurent Valla, publiées seulement en 1506 par les soins d’Érasme lui-même....... reste donc à déterminer, à travers une comparaison des éditions de 1521, 1524 et 1535, quand l’ajout a été inséré.......<br>En mai 1526, soit presque vingt ans plus tard et cinq mois après le retour en France du roi de sa captivité en Espagne, Budé publie enfin la suite à ses premières Annotations déjà promise dès la parution de la première série, et réclamée par ses correspondants, sous le titre<br>d’Annotationes posteriores in Pandectas qui prendront ensuite celui d’Annotationes reliquae. L’édition définitive des deux séries d’Annotations, avec la mention « postremum auctae et recognitae », date de 1535, à Paris chez Robert Estienne

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